{"id":968,"date":"2020-04-24T22:50:17","date_gmt":"2020-04-24T20:50:17","guid":{"rendered":"http:\/\/hesychia.eu\/?p=968"},"modified":"2020-04-25T17:22:45","modified_gmt":"2020-04-25T15:22:45","slug":"tremblement_de_terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/2020\/04\/24\/tremblement_de_terre\/","title":{"rendered":"SUR LE TREMBLEMENT DE TERRE ET SUR LAZARE"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><em>HOM\u00c9LIES SUR LAZARE | SIXI\u00c8ME HOM\u00c9LIE<\/em><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><em>par saint Jean Chrysostome<\/em><\/h3>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><em>\u0152uvres compl\u00e8tes \/ Tome II. Traduction sous la direction de M. Jeannin, Arras, 1887<\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>1. Dieu a manifest\u00e9 sa puissance et sa bont\u00e9 dans le tremblement de terre; mais le jour du jugement sera bien plus terrible encore.<\/h4>\n<p>Avez-vous contempl\u00e9 la puissance de Dieu, avez-vous contempl\u00e9 sa bont\u00e9 ? sa puissance en ce qu&rsquo;il a \u00e9branl\u00e9 la terre; sa bont\u00e9 en ce qu&rsquo;il l&rsquo;a soutenue dans sa chute, ou plut\u00f4t, sa puissance et sa bont\u00e9 dans l&rsquo;un et dans l&rsquo;autre cas. <!--more-->En effet, l&rsquo;\u00e9branlement fut un acte de puissance, et l&rsquo;affermissement un acte de bont\u00e9: il a \u00e9branl\u00e9 la terre tout enti\u00e8re, et il l&rsquo;a affermie; il l&rsquo;a soutenue quand, fortement agit\u00e9e, elle \u00e9tait sur le point de tomber. Le tremblement a cess\u00e9, il est vrai, mais que la crainte persiste; cette agitation a disparu, mais que la pi\u00e9t\u00e9 ne disparaisse pas. Pendant trois jours nous avons fait des supplications, mais ne laissons pas se refroidir en nous la ferveur. En effet, la cause du tremblement de terre c&rsquo;est notre ti\u00e9deur : nous sommes devenus ti\u00e8des, et nous avons attir\u00e9 sur nous le tremblement de terre; nous avons montr\u00e9 de la ferveur et nous avons conjur\u00e9 la col\u00e8re: ne soyons plus ti\u00e8des \u00e0 l&rsquo;avenir, afin de ne pas appeler de nouveau sur nous la col\u00e8re et le ch\u00e2timent. Car Dieu ne veut pas la mort du p\u00e9cheur, mais plut\u00f4t qu&rsquo;il se convertisse et qu&rsquo;il vive. (Ez\u00e9ch. XXXIII, 11.) Avez-vous senti la fragilit\u00e9 de la race humaine ? Lorsque le tremblement de terre se faisait, je r\u00e9fl\u00e9chissais en moi-m\u00eame, et je me disais : O\u00f9 sont les rapines? o\u00f9 sont les tromperies? o\u00f9 sont les pouvoirs tyranniques, les exc\u00e8s d&rsquo;orgueil ? la puissance des ma\u00eetres, les oppressions, les spoliations des pauvres, l&rsquo;arrogance des riches, l&rsquo;autorit\u00e9 des magistrats ? O\u00f9 sont les menaces ? o\u00f9 sont les alarmes ? Un seul instant a tout emport\u00e9, tout d\u00e9truit avec plus de facilit\u00e9 qu&rsquo;une toile d&rsquo;araign\u00e9e; la ville retentissait de g\u00e9missements, et tout le monde courait \u00e0 l\u2019\u00c9glise. Demandez-vous ce que nous serions devenus s&rsquo;il avait plu \u00e0 Dieu de tout renverser. Si je parle ainsi, c&rsquo;est afin que la crainte de ce qui est arriv\u00e9 demeure vive en vous, et qu&rsquo;elle soutienne l&rsquo;esprit de tous. Dieu a \u00e9branl\u00e9, mais il n&rsquo;a pas renvers\u00e9, et il n&rsquo;aurait pas \u00e9branl\u00e9, s&rsquo;il avait voulu renverser. Mais comme il ne le voulait pas, le tremblement de terre est venu d&rsquo;avance comme un h\u00e9raut notifier \u00e0 tous la col\u00e8re divine, afin que la crainte nous rendant meilleurs, nous conjurions le ch\u00e2timent dans sa r\u00e9alit\u00e9. Dieu en agit de m\u00eame autrefois avec les Barbares : Encore trois jours, et Ninive sera d\u00e9truite ! (Jon. III, 4.) Pourquoi, Seigneur, ne renversez-vous pas? Vous menacez de d\u00e9truire, et pourquoi ne d\u00e9truisez-vous pas ? \u2014 C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment parce que je ne veux pas d\u00e9truire, que j&rsquo;en fais la menace. \u2014 Mais pourquoi le dites-vous donc ? \u2014 C&rsquo;est afin de n&rsquo;\u00eatre pas oblig\u00e9 de faire ce que je dis : que la parole prenne l&rsquo;avance, et qu&rsquo;elle emp\u00eache l&rsquo;action : Encore trois jours, et Ninive sera d\u00e9truite ! Alors c&rsquo;\u00e9tait un proph\u00e8te qui parlait; aujourd&rsquo;hui ce sont nos murs qui \u00e9l\u00e8vent la voix. Je vous le dis et je ne cesserai de le dire aux pauvres aussi bien qu&rsquo;aux riches : consid\u00e9rez combien est grande la col\u00e8re de Dieu, et combien tout lui est facile et peu co\u00fbteux, et ne soyons plus vicieux. En un instant si court, comme il a mis le trouble dans les pens\u00e9es et l&rsquo;esprit de chacun, et \u00e9branl\u00e9 les c\u0153urs jusque dans leurs fondements !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_996\" style=\"width: 660px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-996\" class=\"size-full wp-image-996\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/002.002.650px.jpg\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"759\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/002.002.650px.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/002.002.650px-257x300.jpg 257w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><p id=\"caption-attachment-996\" class=\"wp-caption-text\">Bamberger Apokalypse &#8211; Staatsbibliothek Bamberg Msc.Bibl.140 \/ Reichenau, circa 1010<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Et si nous r\u00e9fl\u00e9chissons \u00e0 ce jour formidable, dans lequel il ne sera plus question d&rsquo;un instant, mais de si\u00e8cles sans fin, de fleuves de feu, de col\u00e8res mena\u00e7antes, de puissances tra\u00eenant au jugement, d&rsquo;un tribunal terrible et d&rsquo;un juge incorruptible, lorsque les actions de chacun se pr\u00e9senteront devant ses yeux, et qu&rsquo;il n&rsquo;y aura personne pour lui pr\u00eater secours, ni voisin, ni avocat, ni parent, ni fr\u00e8re, ni p\u00e8re, ni m\u00e8re, ni h\u00f4te, ni personne, que ferons-nous alors, dites-le-moi ? J&rsquo;excite la crainte afin de procurer le salut; j&rsquo;ai rendu mon enseignement plus incisif que le glaive, afin que ceux de vous qui seraient atteints d&rsquo;un ulc\u00e8re s&rsquo;en d\u00e9barrassent. Ne vous ai-je pas toujours dit, et maintenant je vous le dis encore, et je ne cesserai de vous le dire, jusques \u00e0 quand serez-vous donc clou\u00e9s aux choses de la vie pr\u00e9sente ? Je le dis \u00e0 tous, il est vrai, mais sp\u00e9cialement \u00e0 ceux qui sont atteints de cette maladie, et qui ne font pas attention \u00e0 ce que je dis. Ou plut\u00f4t mes paroles sont utiles aux uns et aux autres; \u00e0 celui qui est malade, afin qu&rsquo;il recouvre la sant\u00e9 ; \u00e0 celui qui est en bonne sant\u00e9, pour qu&rsquo;il ne tombe pas malade. Jusques \u00e0 quand les biens de ce monde? jusques \u00e0 quand les richesses ? jusques \u00e0 quand la magnificence des \u00e9difices ? jusques \u00e0 quand la fr\u00e9n\u00e9sie pour les volupt\u00e9s brutales? Voici qu&rsquo;un tremblement de terre est arriv\u00e9 : \u00e0 quoi ont servi les richesses ? Les uns et les autres ont perdu le fruit de leur travail, l&rsquo;argent a p\u00e9ri avec son possesseur, la maison avec celui qui l&rsquo;avait fait b\u00e2tir; la ville est devenue pour tous un tombeau commun, tombeau bien rapidement construit, non par la main des artistes, mais par une affreuse calamit\u00e9. O\u00f9 sont donc les richesses? o\u00f9 est la cupidit\u00e9? Ne voyez-vous pas que tout cela est plus vil que la toile de l&rsquo;araign\u00e9e ?<\/p>\n<h4>2. On ne pr\u00eache pas inutilement, quand m\u00eame peu de monde profiterait; ce n&rsquo;est pas le tremblement de terre qu&rsquo;il faut craindre, mais la cause qui l&rsquo;a produit.<\/h4>\n<p>Mais, me direz-vous, \u00e0 quoi vous sert-il de parler? j&rsquo;y gagne quelque chose si l&rsquo;on m&rsquo;\u00e9coute. Pour moi je remplis mon minist\u00e8re : le senseur s\u00e8me. Le semeur s&rsquo;en alla semer: une partie de la semence tomba le long du chemin, une autre partie sur la pierre, une autre partie entre les \u00e9pines, et une autre partie dans une bonne terre. (Matth. XIII, 3.) Trois parties furent perdues, et une seule fut pr\u00e9serv\u00e9e ; et cependant le semeur n&rsquo;abandonna point son champ; mais parce qu&rsquo;une partie avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9e, il ne cessa point de le cultiver.<\/p>\n<p>Et \u00e0 cette heure aussi il est impossible que la semence r\u00e9pandue sur un auditoire si nombreux, ne me rapporte pas du fruit. Si tous n&rsquo;\u00e9coutent pas, la moiti\u00e9 \u00e9coutera; si la moiti\u00e9 n&rsquo;\u00e9coute pas, la troisi\u00e8me partie \u00e9coutera ; si elle n&rsquo;\u00e9coute pas, la dixi\u00e8me \u00e9coutera ; si la dixi\u00e8me partie n&rsquo;\u00e9coute pas, une personne au moins de cette multitude \u00e9coutera : qu&rsquo;elle \u00e9coute donc. Car ce n&rsquo;est pas une chose de peu d&rsquo;importance que le salut d&rsquo;une brebis, puisque le pasteur de l\u2019\u00c9vangile (Matth. XVIII, 12), en abandonna quatre-vingt-dix-neuf pour courir apr\u00e8s celle qui s&rsquo;\u00e9tait \u00e9gar\u00e9e. Je ne m\u00e9prise pas l&rsquo;homme, et quand m\u00eame il ne serait qu&rsquo;un, il est homme, c&rsquo;est-\u00e0-dire la cr\u00e9ature favorite de Dieu; et quand m\u00eame il serait esclave, il ne me para\u00eetrait pas m\u00e9prisable, car je ne cherche pas la dignit\u00e9, mais la vertu : je cherche l&rsquo;\u00e2me sans distinguer celle du ma\u00eetre de celle de l&rsquo;esclave. Et quand m\u00eame il ne serait qu&rsquo;un, il est homme, et pour lui la vo\u00fbte des cieux fut \u00e9tendue, le soleil brille, la lune poursuit sa course, l&rsquo;air fut partout r\u00e9pandu, les sources jaillissent, la plaine des mers a \u00e9t\u00e9 form\u00e9e, les proph\u00e8tes envoy\u00e9s et la loi donn\u00e9e; et qu&rsquo;est-il besoin de tout dire? pour lui le Fils unique de Dieu s&rsquo;est fait homme. Mon Seigneur a \u00e9t\u00e9 immol\u00e9, et son sang a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 pour le salut de l&rsquo;homme, et moi j&rsquo;irais le m\u00e9priser ! mais quel pardon m\u00e9riterais-je? Ne savez-vous pas que le Seigneur s&rsquo;entretint avec la Samaritaine, et fit les frais d&rsquo;une longue conversation? (Jean, IV, 6 et suiv.) Son titre de Samaritaine ne la fit pas m\u00e9priser, mais l&rsquo;\u00e2me qu&rsquo;elle avait la fit rechercher avec ardeur; et quoiqu&rsquo;elle f\u00fbt une prostitu\u00e9e, elle ne fut pas d\u00e9daign\u00e9e ; mais parce qu&rsquo;elle devait \u00eatre sauv\u00e9e et qu&rsquo;elle montra de la foi, elle devint l&rsquo;objet de soins empress\u00e9s. Pour moi je ne cesserais pas de parler quand m\u00eame personne ne m&rsquo;\u00e9couterait je suis m\u00e9decin et j&rsquo;applique les rem\u00e8des; je suis ap\u00f4tre, et j&rsquo;ai re\u00e7u l&rsquo;ordre d&rsquo;instruire. En effet, il est \u00e9crit : Je t&rsquo;ai donn\u00e9 pour sentinelle \u00e0 la maison d&rsquo;Isra\u00ebl. (Ez\u00e9ch. III, 17.) Je ne convertis personne. Et qu&rsquo;importe? je gagne n\u00e9anmoins mon salaire. Du reste je mets ici les choses au pire ; car il est impossible que dans une si grande multitude quelqu&rsquo;un ne devienne pas meilleur. Mais voici les pr\u00e9textes, voici les excuses des auditeurs indolents : J&rsquo;\u00e9coute chaque jour, disent-ils, et je ne fais pas. \u00c9coutez, quand m\u00eame vous ne feriez pas; car c&rsquo;est cri \u00e9coutant que l&rsquo;on arrive \u00e0 faire. Quand m\u00eame tu ne ferais pas, tu ressens de la honte de tes p\u00e9ch\u00e9s; quand m\u00eame tu ne ferais pas, tu changes de sentiment; quand m\u00eame tu ne ferais pas, tu te condamnes toi-m\u00eame de ce que tu ne fais pas. Or, cette condamnation de toi-m\u00eame, d&rsquo;o\u00f9 vient-elle ? C&rsquo;est le fruit de mes discours. Quand tu dis : h\u00e9las ! j&rsquo;ai \u00e9cout\u00e9 et je ne fais pas, cet h\u00e9las est le pr\u00e9lude d&rsquo;une am\u00e9lioration. As-tu p\u00e9ch\u00e9 ? pleure, et tes larmes effaceront ton p\u00e9ch\u00e9; car il est \u00e9crit : Avoue toi-m\u00eame le premier tes fautes, afin d&rsquo;\u00eatre justifi\u00e9. (Is. XLIII, 26.) Si tu es dans l&rsquo;affliction et dans la tristesse, la tristesse renferme quelque chose de salutaire, non en vertu de sa nature, mais par un effet de la bont\u00e9 du Seigneur. Celui qui a des p\u00e9ch\u00e9s sur la conscience ne trouve pas un m\u00e9diocre soulagement dans l&rsquo;affliction qu&rsquo;il endure, car il est encore \u00e9crit : J&rsquo;ai vu son affliction et sa tristesse, et je l&rsquo;ai gu\u00e9ri de ses douleurs. (Is. LVII, 18.) O bienveillance ineffable ! 0 bont\u00e9 au-dessus de toute expression ! J&rsquo;ai vu son affliction et je l&rsquo;ai gu\u00e9ri. Qu&rsquo;y a-t-il donc de si grand dans son affliction ? Rien, il est vrai, mais j&rsquo;en ai pris occasion de le gu\u00e9rir de ses douleurs. Voyez-vous comment, en un instant bien court, Dieu a tout r\u00e9concili\u00e9 !<\/p>\n<p>Reportez donc continuellement vos pens\u00e9es vers cette soir\u00e9e du tremblement de terre. Tous les autres, il est vrai, redoutaient le tremblement ; pour moi je redoutais la cause du tremblement. Comprenez-vous bien ce que je dis? Les autres craignaient le renversement de la ville et la mort; moi je craignais que le Seigneur ne f\u00fbt irrit\u00e9 contre nous; car il n&rsquo;est pas terrible de mourir, mais il est terrible d&rsquo;irriter le Seigneur. De sorte que je ne redoutais pas le tremblement de terre, mais la cause du tremblement. Or, la cause du tremblement, c&rsquo;\u00e9tait la col\u00e8re de Dieu, et la cause de la col\u00e8re de Dieu, ce sont nos p\u00e9ch\u00e9s. Ne craignez donc jamais le ch\u00e2timent, mais le p\u00e9ch\u00e9, qui est le p\u00e8re du ch\u00e2timent. La ville est-elle \u00e9branl\u00e9e? Qu&rsquo;importe ? Que votre esprit ne soit pas \u00e9branl\u00e9? En effet, quand il s&rsquo;agit de maladies et de blessures, nous ne pleurons pas ceux que l&rsquo;on traite, mais ceux dont la maladie est incurable. La maladie et la blessure, c&rsquo;est le p\u00e9ch\u00e9; l&rsquo;amputation et le rem\u00e8de, c&rsquo;est le ch\u00e2timent.<\/p>\n<h4>3. Ce ne sont pas ceux qui sont afflig\u00e9s que l&rsquo;on doit plaindre, mais ceux qui p\u00e8chent.<\/h4>\n<p>Comprenez-vous ce que je dis ? Soyez attentifs, car je veux pour vous instruire employer un langage philosophique. Pourquoi plaignons-nous ceux qui subissent un ch\u00e2timent et ne plaignons-nous pas ceux qui p\u00e8chent ? Cependant le ch\u00e2timent n&rsquo;est pas quelque chose d&rsquo;aussi f\u00e2cheux que le p\u00e9ch\u00e9, car le p\u00e9ch\u00e9 est le principe du ch\u00e2timent. Si donc vous voyez un homme atteint d&rsquo;un ulc\u00e8re, et du corps duquel sortent le pus et les vers, et qui cependant ne donne aucun soin \u00e0 cette plaie et \u00e0 cet ulc\u00e8re; et un autre homme qui se trouve, il est vrai, dans le m\u00eame \u00e9tat, mais qui est trait\u00e9 par des mains habiles, que l&rsquo;on caut\u00e9rise, que l&rsquo;on ampute et qui prend des rem\u00e8des amers, lequel des deux plaindriez-vous, dites-moi ? celui qui est malade et qui ne subit aucun traitement, ou bien celui qui est malade et qui subit un traitement? Il est \u00e9vident que ce serait celui qui est malade et qui ne subit aucun traitement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>HOM\u00c9LIES SUR LAZARE | SIXI\u00c8ME HOM\u00c9LIE par saint Jean Chrysostome \u0152uvres compl\u00e8tes \/ Tome II. 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