{"id":8158,"date":"2025-04-17T13:18:56","date_gmt":"2025-04-17T11:18:56","guid":{"rendered":"http:\/\/hesychia.eu\/?p=8158"},"modified":"2025-04-17T18:15:33","modified_gmt":"2025-04-17T16:15:33","slug":"crucifixion_02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/2025\/04\/17\/crucifixion_02\/","title":{"rendered":"Vendredi Saint ou le jour quand les hommes ont tu\u00e9 Dieu &#8211; Deuxi\u00e8me partie: la crucifixion II\/II"},"content":{"rendered":"<div class='__iawmlf-post-loop-links' style='display:none;' data-iawmlf-post-links='[{&quot;id&quot;:339,&quot;href&quot;:&quot;https:\\\/\\\/gallica.bnf.fr\\\/ark:\\\/12148\\\/bpt6k324971r.texteImage#&quot;,&quot;archived_href&quot;:&quot;https:\\\/\\\/web-wp.archive.org\\\/web\\\/20260327131857\\\/https:\\\/\\\/gallica.bnf.fr\\\/ark:\\\/12148\\\/bpt6k324971r.texteImage&quot;,&quot;redirect_href&quot;:&quot;&quot;,&quot;checks&quot;:[{&quot;date&quot;:&quot;2026-04-07 05:27:40&quot;,&quot;http_code&quot;:200}],&quot;broken&quot;:false,&quot;last_checked&quot;:{&quot;date&quot;:&quot;2026-04-07 05:27:40&quot;,&quot;http_code&quot;:200},&quot;process&quot;:&quot;done&quot;}]'><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">La Croix<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\">Hauteur de la Croix<\/h4>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-8146\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-utverzhdeniekrestaend1400s.jpg\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"817\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-utverzhdeniekrestaend1400s.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-utverzhdeniekrestaend1400s-239x300.jpg 239w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/p>\n<p>Le P\u00e8re Holzmeister pense qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une croix \u00e9lev\u00e9e, \u00ab\u2009<em>sublimis<\/em>\u2009\u00bb. Je me permets de n\u2019\u00eatre pas de son avis. Son unique argument ne me semble pas enti\u00e8rement probant. Il croit, en effet, que la croix devait \u00eatre tr\u00e8s haute, pour qu\u2019on ait eu besoin de fixer l\u2019\u00e9ponge imbib\u00e9e de vinaigre (la \u00ab\u2009<em>posca<\/em>\u2009\u00bb vinaigr\u00e9e, boisson ordinaire du soldat romain) au bout d\u2019une tige, pour la porter aux l\u00e8vres du Crucifi\u00e9.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\u00c9liminons d\u2019abord l\u2019hysope, qui est un fr\u00eale arbrisseau, m\u00eame en Palestine, et lisons avec le P\u00e8re Lagrange, non pas \u00ab\u2009<em>hussop\u00f4<\/em>\u2009\u00bb, mais \u00ab\u2009<em>huss\u00f4<\/em>\u2009\u00bb, qui veut dire javelot (Marc et Matthieu parlent d\u2019un roseau \u00ab\u2009<em>kalamos<\/em>\u2009\u00bb [Mc\u00a015,36\u2009; Mt\u00a027,48], mais le javelot en a assez bien l\u2019aspect). Cet \u00ab\u2009<em>hussos<\/em>\u2009\u00bb, le \u00ab\u2009<em>pilum<\/em>\u2009\u00bb romain avait trois pieds de long, environ 90\u00a0centim\u00e8tres, y compris le fer qui avait pr\u00e8s d\u2019un pied. Ceci porte l\u2019\u00e9ponge, \u00e0 bout de bras, vers 2,50m.<\/p>\n<p>Je pense qu\u2019il s\u2019agit de la \u00ab\u2009<em>crux humilis<\/em>\u2009\u00bb. Il n\u2019y avait aucune raison de planter un <em>stipes<\/em> sp\u00e9cial, plus haut, m\u00eame pour se moquer d\u2019un \u00ab\u2009Roi des Juifs\u2009\u00bb. On n\u2019en avait pas le loisir et les poteaux banaux attendaient \u00e0 demeure au Golgotha, champ habituel des supplices. En dehors de J\u00e9sus, condamn\u00e9 \u00e0 l\u2019improviste, ils devaient recevoir, ce jour-l\u00e0, deux brigands condamn\u00e9s par jugement r\u00e9gulier. Il s\u2019agit donc d\u2019ex\u00e9cutions banales et bien r\u00e9gl\u00e9es.<\/p>\n<p>J\u2019imagine des poteaux d\u2019\u00e0 peu pr\u00e8s deux m\u00e8tres, ce qui permet d\u2019y accrocher ais\u00e9ment le <em>patibulum<\/em>. Les pieds sont facilement clou\u00e9s sur le <em>stipes<\/em>, \u00e9tant donn\u00e9 la flexion des cuisses et des jambes, que nous calculerons exactement \u00e0 environ 50\u00a0centim\u00e8tres du sol. La bouche n\u2019est gu\u00e8re plus basse que le <em>patibulum<\/em>, apr\u00e8s l\u2019affaissement du corps, donc \u00e0 pr\u00e8s de deux m\u00e8tres. Il semble donc plus commode de monter l\u2019\u00e9ponge sur un pilum, pour la porter \u00e0 cette hauteur, que de faire l\u2019effort de l\u2019y monter avec la main.<\/p>\n<p>Un autre fait doit \u00eatre pris en consid\u00e9ration, dont ne parle pas le P\u00e8re\u00a0: c\u2019est le coup de lance. Il est certain, anatomiquement parlant, que le coup a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 obliquement, mais tr\u00e8s pr\u00e8s de l\u2019horizontale. Or, dans mon hypoth\u00e8se de deux m\u00e8tres, la plaie est \u00e0 environ 1,50m du sol. Un fantassin peut donc porter ais\u00e9ment ce coup, en levant simplement les bras. Cela devient impossible, si la croix est plus haute. Or, les soldats \u00e9taient certainement des l\u00e9gionnaires, des fantassins. Ils \u00e9taient command\u00e9s par un centurion, officier d\u2019infanterie; mais ce centurion lui-m\u00eame \u00e9tait un officier non mont\u00e9. Or, seul un cavalier aurait pu porter le coup de lance sur un crucifi\u00e9 haut plac\u00e9. Ceci d\u00e9monte \u00e9videmment les belles cavalcades si impressionnantes de tant de nos peintres, mais me para\u00eet beaucoup plus conforme \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 historique.<\/p>\n<p>Me permettrai-je de rappeler le texte d\u2019Eus\u00e8be, cit\u00e9 par le P\u00e8re Holzmeister lui-m\u00eame, au d\u00e9but de son travail\u2009? Sainte Blandine \u00ab\u2009<em>\u00e9tait expos\u00e9e (sur la croix) en p\u00e2ture aux fauves<\/em>\u2009\u00bb, Il s\u2019agissait donc de la croix basse ordinaire, celle des ar\u00e8nes.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009<em>Et pendue sur la croix, elle montrait la ressemblance de Celui qui fut pour eux-m\u00eames (les martyrs) crucifi\u00e9<\/em>\u2009\u00bb. Cette similitude allait-elle jusqu\u2019\u00e0 la dimension de la croix\u2009? Je ne voudrais pas torturer le texte, mais il semble le sugg\u00e9rer.<\/p>\n<p>Enfin, on a voulu faire \u00e9tat, en faveur de la croix haute, du verbe \u00ab\u2009<em>hupsousthai<\/em> \u2014 <em>elevari<\/em> \u2014 <em>\u00eatre \u00e9lev\u00e9\u2009\u00bb, <\/em>que J\u00e9sus s\u2019applique \u00e0 lui-m\u00eame trois fois dans saint Jean, en allusion \u00e0 sa crucifixion. Dans la troisi\u00e8me, par exemple, il dit\u00a0: \u00ab\u2009<em>Quand j\u2019aurai \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 de terre, j\u2019attirerai tous les hommes \u00e0 moi<\/em>\u2009\u00bb (Jn\u00a012,32). Il est \u00e9vident qu\u2019une croix de la dimension que nous supposons satisfait pleinement au sens de ce verbe.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\">Forme de la croix<\/h4>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-8144\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-snyatiesokrestamaryhilldet2-620x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"620\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-snyatiesokrestamaryhilldet2-620x1024.jpg 620w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-snyatiesokrestamaryhilldet2-182x300.jpg 182w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-snyatiesokrestamaryhilldet2.jpg 650w\" sizes=\"auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px\" \/><\/p>\n<p>La croix de J\u00e9sus \u00e9tait-elle en T ou en \u2020\u2009? Il semble, pour le P\u00e8re Holzmeister, que les P\u00e8res de l\u2019Eglise aient opt\u00e9 pour la \u2020, mais il ne d\u00e9duit cette opinion que de certaines comparaisons qu\u2019ils font de la croix\u2009; par exemple, avec Jacob b\u00e9nissant, les bras \u00e9tendus, \u00c9phra\u00efm et Manass\u00e9. Un seul texte est un peu plus pr\u00e9cis, celui de saint Ir\u00e9n\u00e9e, qui compte cinq extr\u00e9mit\u00e9s (<em>cornua<\/em>) \u00e0 la croix, y compris le <em>sedile<\/em>. En somme, nous ne trouvons dans la Patrologie aucune affirmation bien nette dans ce sens. Par contre, Dom Leclerc cite trois textes du Pseudo-Barnab\u00e9, d\u2019Orig\u00e8ne et de Tertullien, o\u00f9 la forme de la croix en T ne fait pas de doute. Tertullien rappelle le passage d\u2019\u00c9z\u00e9chiel, o\u00f9 le Seigneur ordonne \u00e0 celui-ci de marquer le front des hommes de J\u00e9rusalem d\u2019un Tau (c\u2019est le nom du T grec), ajoutant que c\u2019\u00e9tait une pr\u00e9figuration du signe de la croix, que les chr\u00e9tiens tracent sur leur front (Ez 9,4).<\/p>\n<p>\u00ab\u2009<em>Les \u00c9vangiles<\/em>, \u00e9crit le P\u00e8re Holzmeister, <em>n\u2019indiquent en rien la forme de la croix. Le titulus qui \u00e9tait, dit saint Matthieu, \u2039\u2009epan\u00f4 t\u00e9s kephal\u00e8s autou \u2014 au-dessus de sa t\u00eate\u2009\u203a, ne prouve pas que le stipes d\u00e9passait en haut le patibulum<\/em>\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>Cela ne soul\u00e8ve, en effet, aucune difficult\u00e9. Le <em>titulus<\/em> \u00e9tait fix\u00e9 au <em>patibulum<\/em> du T par une tige de bois et quatre clous, comme je l\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 pour bien des crucifix\u2009; il pouvait m\u00eame empi\u00e9ter un peu sur une face du <em>patibulum<\/em> et \u00eatre clou\u00e9 directement sur lui. On trouvera ces deux aspects chez plusieurs peintres (Roger de La Pasture).<\/p>\n<p>Il est m\u00eame tr\u00e8s possible que la saillie du <em>titulus<\/em> au-dessus du <em>patibulum<\/em> ait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la forme des croix grecque et latine. (Ces deux adjectifs n\u2019ont d\u2019ailleurs aucune signification g\u00e9ographique). La vraie croix grecque classique pr\u00e9sente, au-dessus du <em>patibulum<\/em> croisant par le milieu le <em>stipes<\/em>, une deuxi\u00e8me barre oblique, qui repr\u00e9sente le <em>titulus<\/em>. La corne sup\u00e9rieure de saint Ir\u00e9n\u00e9e serait donc le <em>titulus<\/em>.<\/p>\n<p>Il faut d\u2019ailleurs se rappeler que, lorsque parurent les premiers crucifix, encore tr\u00e8s rares, fin V<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle (ivoire du British Museum), VI<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle (porte de Sainte-Sabine, \u00c9vang\u00e9liaire de Rabula), il y avait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e8s de deux si\u00e8cles que la crucifixion avait \u00e9t\u00e9 abolie par Constantin (313, au plus tard 330) et que les artistes n\u2019avaient jamais vu un crucifi\u00e9. Saint Augustin, \u00e0 l\u2019aube du V<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, d\u00e9clare qu\u2019on n\u2019a pas crucifi\u00e9 \u00e0 Rome depuis tr\u00e8s longtemps. La forme a donc \u00e9t\u00e9 choisie par les artistes pour des motifs qui n\u2019ont rien \u00e0 voir avec la r\u00e9alit\u00e9\u00a0: raisons esth\u00e9tiques\u2009; facilit\u00e9 de placer le <em>titulus<\/em> bien visible au-dessus de la t\u00eate de J\u00e9sus. Les deux formes seront toujours repr\u00e9sent\u00e9es dans l\u2019art de toutes les \u00e9poques, au gr\u00e9 des artistes.<\/p>\n<p>Du VI<sup>e<\/sup> au XII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, la production orientale est de beaucoup la plus importante. Elle comprend beaucoup de petits objets, des ampoules (Bobbio, Monza), des encensoirs, qui portent souvent la \u2020. On la retrouve aussi dans des fresques, comme \u00e0 Santa Maria Antiqua, au Forum (VIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle). Cependant les grandes compositions qui se r\u00e9pandent \u00e0 partir du XI<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle comportent tr\u00e8s souvent le T. Il en est ainsi \u00e0 Saint-Luc en Phocide, \u00e0 Daphni, \u00e0 Aquil\u00e9e, \u00e0 Santa Maria in Vescovio. Je mets \u00e0 part les crucifix byzantins, occupant une petite place au milieu d\u2019un grand cadre cruciforme, dont les extr\u00e9mit\u00e9s et les flancs s\u2019\u00e9largissent en petits tableaux accessoires\u2009; tel le crucifix de Saint-Damien, \u00e0 Assise.<\/p>\n<p>Quand la peinture se r\u00e9veille en Italie, aux XII<sup>e<\/sup> et XIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cles, les primitifs emploient plut\u00f4t la \u2020, avec Duccio et Cimabue, par exemple. Mais au X<sup>e<\/sup> et au XV<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, le T recommence \u00e0 florir avec Pietro Lorenzetti, \u00e0 l\u2019\u00e9glise inf\u00e9rieure d\u2019Assise\u2009; Giotto, \u00e0 l\u2019Arena de Padoue\u2009; Fra Angelico, \u00e0 San Marco de Florence. Tous trois fixent le <em>titulus<\/em> par une tige \u00e9troite sur le <em>patibulum<\/em>.<\/p>\n<p>En France, les sculpteurs gothiques utilisent plut\u00f4t la \u2020, Mais le T domine franchement, au XV<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, dans toutes les \u00e9coles de peinture, qu\u2019elles soient proven\u00e7ale, bourguignonne, parisienne ou du Nord\u2009; Br\u00e9a, Bellechose, Fouquet l\u2019emploient g\u00e9n\u00e9ralement. En pays wallon, le grand Roger de le Pasture ne peint que lui. En Allemagne, Albert Durer pr\u00e9f\u00e8re aussi le T. De m\u00eame J\u00e9r\u00f4me Bosch, en Hollande et Memlinck, en Flandre. Au XVI<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, quelques artistes restent fid\u00e8les au T, comme Quentin\u00a0Metsys. Mais, au XVII<sup>e<\/sup>, dans tous les pays, la croix latine l\u2019emporte\u2009; g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, dans les compositions pompeuses et grandiloquentes, qui s\u2019\u00e9loignent de plus en plus de la v\u00e9rit\u00e9 et de la pi\u00e9t\u00e9. On peut cependant voir encore quelques T, chez Lebrun (au Louvre) et chez Rembrandt. Nos artistes modernes y reviennent volontiers. Mais remontons maintenant aux origines.<\/p>\n<p>Il serait int\u00e9ressant, en effet, de savoir comment les chr\u00e9tiens des tout premiers si\u00e8cles se repr\u00e9sentaient la croix. Malheureusement celle-ci \u00e9tait, dans tout le monde romain, un tel objet d\u2019horreur et d\u2019infamie, qu\u2019on n\u2019osait pas l\u2019exhiber, m\u00eame aux yeux des fid\u00e8les. Toute la cat\u00e9ch\u00e8se apostolique \u00e9tait avant tout une pr\u00e9dication triomphante de la R\u00e9surrection. Les premiers crucifix (V<sup>e<\/sup>, VI<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cles) seront des images triomphales du Christ vivant, plac\u00e9 <em>devant <\/em>la croix. Au moyen \u00e2ge seulement se d\u00e9velopperont l\u2019image et le culte de la Passion, l\u2019id\u00e9e mystique de la compassion.<\/p>\n<p>On trouve cependant de rarissimes repr\u00e9sentations du crucifix sur des gemmes grav\u00e9es des premiers si\u00e8cles. Sur l\u2019une, J\u00e9sus a les bras en croix, mais celle-ci est invisible. Sur deux autres, la croix semble \u00eatre en T. Sur une cornaline du British, le Christ est debout, les bras \u00e9cart\u00e9s\u2009; une barre transversale est derri\u00e8re lui, au-dessus de ses \u00e9paules et de ses mains. Il a beaucoup plus l\u2019air d\u2019un condamn\u00e9 portant son <em>patibulum<\/em> \u00e0 la mode romaine, que d\u2019un crucifi\u00e9. Enfin, le c\u00e9l\u00e8bre graffito du Palatin, grossier dessin satirique, qui repr\u00e9sente un chr\u00e9tien adorant un crucifi\u00e9 \u00e0 t\u00eate d\u2019\u00e2ne (c\u2019\u00e9tait une calomnie ordinaire des pa\u00efens) montre, nettement dessin\u00e9e au trait, une croix en T.<\/p>\n<p>Dans les catacombes, la croix est extr\u00eamement rare. On en citait une vingtaine et les fouilles r\u00e9centes n\u2019ont gu\u00e8re accru ce nombre. Ce sont des croix nues, sans corps, bien entendu, exprim\u00e9es par des traits analogues aux lettres des inscriptions voisines. Presque toujours, et constamment dans les deux premiers si\u00e8cles, la croix est symbolis\u00e9e par des images moins faciles \u00e0 comprendre pour des non-initi\u00e9s. [\u2026]\n<p>Comme on le voit, les renseignements sur la croix de J\u00e9sus sont bien rares et assez impr\u00e9cis. Mais ici encore je ne vois aucune raison pour qu\u2019on ait fabriqu\u00e9 \u00e0 son intention une croix sp\u00e9ciale. Celle qui l\u2019attendait \u00e9tait une quelconque des croix du Golgotha. C\u2019\u00e9tait donc non seulement une croix de hauteur moyenne, mais une croix en T, comme l\u2019\u00e9taient normalement les croix romaines, de l\u2019avis des arch\u00e9ologues.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-8125\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-ioannesmoskosc1721.jpg\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"851\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-ioannesmoskosc1721.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-ioannesmoskosc1721-229x300.jpg 229w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\">Les derni\u00e8res heures<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les crucifi\u00e9s mouraient tous asphyxi\u00e9s.<\/p>\n<p>Le travail du Dr Le Bec, mon pr\u00e9d\u00e9cesseur comme chirurgien \u00e0 Saint-Joseph (\u00ab\u2009<a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k324971r.texteImage#\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Le supplice de la Croix<\/em><\/a>\u2009\u00bb, avril 1925, loc. cit.), contient d\u00e9j\u00e0 sur ce fait des notions pr\u00e9cises, exactes et compl\u00e8tes. Pour lui, la fixation des bras relev\u00e9s, donc en position d\u2019inspiration, entra\u00eene une relative immobilit\u00e9 des c\u00f4tes et une grande g\u00eane de la respiration\u2009; le crucifi\u00e9 a la sensation d\u2019un \u00e9touffement progressif. (Chacun peut constater que cette position prolong\u00e9e, sans aucune traction sur les mains, entra\u00eene d\u00e9j\u00e0 une dyspn\u00e9e des plus d\u00e9sagr\u00e9ables). Le c\u0153ur doit travailler davantage; ses battements se pr\u00e9cipitent et s\u2019affaiblissent. Il s\u2019ensuit une certaine stagnation dans les vaisseaux de tout le corps. Et \u00ab\u2009comme, d\u2019autre part, l\u2019oxyg\u00e9nation se fait mal dans les poumons qui fonctionnent insuffisamment, la surcharge en acide carbonique provoque une excitation des fibres musculaires et comme cons\u00e9quence, une sorte <em>d\u2019\u00e9tat t\u00e9tanique du corps entier\u2009\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Tout ceci est parfaitement exact, physiologique, et logiquement d\u00e9duit. Le Bec a eu l\u2019immense m\u00e9rite, en 1925, d\u2019imaginer de toute pi\u00e8ce cette th\u00e9orie qui co\u00efncide strictement avec la r\u00e9alit\u00e9. Il n\u2019en pouvait pas faire, heureusement pour la France, la preuve exp\u00e9rimentale, mais il pr\u00e9voyait tout ce que les tristes observations d\u2019Hynek devaient confirmer, tout ce que celui-ci avait d\u00e9j\u00e0 vu pendant la guerre de 1914, mais qu\u2019il ne devait publier que dix ans apr\u00e8s l\u2019article de Le Bec.<\/p>\n<p>C\u2019est en effet au Dr Hynek, de Prague, que nous devons la triste confirmation de la th\u00e8se de Le Bec et c\u2019est la contribution personnelle et importante de cet auteur \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la Passion. Car lui, il a vu de ses yeux ce dont Le Bec a eu la tr\u00e8s belle intuition (Dr Hynek\u00a0: \u00ab\u2009Le martyre du Christ\u2009\u00bb, traduction fran\u00e7aise, 1937. \u00c9dition originale tch\u00e8que, novembre 1935).<\/p>\n<p>Deux faits ont mis le Dr Hynek sur la voie de cette explication\u00a0:<\/p>\n<p>1\u00b0 [\u2026]\n<p>2\u00b0 Le souvenir d\u2019un supplice, ou d\u2019une punition grave, comme on voudra, observ\u00e9 dans l\u2019arm\u00e9e austro-allemande\u2009; il y \u00e9tait mobilis\u00e9 pendant la guerre de 14-18, comme tch\u00e8que. Cette punition, qu\u2019on appelle \u00ab\u2009<em>aufbinden<\/em>\u2009\u00bb, et que les Nazis se sont bien gard\u00e9s d\u2019oublier, consiste \u00e0 suspendre par les deux mains le condamn\u00e9 \u00e0 un poteau. Ses pieds peuvent \u00e0 peine toucher terre par les pointes. Tout le poids du corps, c\u2019est la chose importante, tire donc sur ces deux mains fix\u00e9es en l\u2019air. On voit au bout d\u2019un certain temps appara\u00eetre des contractions violentes de tous les muscles, qui aboutissent \u00e0 un \u00e9tat permanent de contracture, de rigidit\u00e9 en contraction de ces muscles. C\u2019est ce qu\u2019on appelle vulgairement des crampes. Chacun sait combien elle sont douloureuses, et qu\u2019on ne peut les faire cesser qu\u2019en tirant le membre dans le sens oppos\u00e9 aux muscles contract\u00e9s.<\/p>\n<p>Ces crampes commencent dans les avant-bras, puis les bras, s\u2019\u00e9tendent aux membres inf\u00e9rieurs, au tronc. Tr\u00e8s rapidement, les grands muscles qui produisent l\u2019inspiration, grands pectoraux sternocleidomasto\u00efdiens, diaphragme, sont envahis. Il en r\u00e9sulte que les poumons se gorgent d\u2019air, mais ne parviennent plus \u00e0 le faire sortir. Les muscles expirateurs, contractur\u00e9s eux aussi, sont plus faibles que les inspirateurs (l\u2019expiration, en temps ordinaire, se fait presque automatiquement et sans effort musculaire, par l\u2019\u00e9lasticit\u00e9 des poumons et de la cage thoracique).<\/p>\n<p>Les poumons \u00e9tant ainsi fix\u00e9s en inspiration forc\u00e9e et ne pouvant plus se vider, il s\u2019ensuit que l\u2019oxyg\u00e9nation normale du sang qui y circule ne peut plus se faire et que l\u2019asphyxie se d\u00e9clenche chez le patient, aussi bien que si on l\u2019\u00e9tranglait. Il est dans l\u2019\u00e9tat d\u2019un emphys\u00e9mateux en pleine crise d\u2019asthme. C\u2019est aussi le tableau que provoque une maladie microbienne, le t\u00e9tanos, par intoxication des centres nerveux. Et c\u2019est pourquoi ce syndrome de contracture g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, quelle que soit sa cause d\u00e9terminante, et il y en a d\u2019autres, est appel\u00e9e \u00ab\u2009t\u00e9tanie\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>Notons de plus que le d\u00e9faut d\u2019oxyg\u00e9nation du sang pulmonaire entra\u00eene dans les muscles, o\u00f9 il continue \u00e0 circuler, une asphyxie locale, une accumulation d\u2019acide carbonique dans ces muscles, (Le Bec le disait bien), qui, par une sorte de cercle vicieux, augmente progressivement la t\u00e9tanisation des m\u00eames muscles.<\/p>\n<p>On voit donc le patient, la poitrine distendue, pr\u00e9senter tous les sympt\u00f4mes de l\u2019asphyxie. Sa figure rougit, se violace\u2009; une sueur profuse coule de son visage et de toute la surface de son corps. Si l\u2019on ne veut pas faire mourir le malheureux, il faut le d\u00e9pendre. La simple punition ne pouvait pas, dit Hynek, durer plus de dix minutes. On l\u2019a depuis pouss\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 l\u2019assassinat dans les camps de d\u00e9portation hitl\u00e9riens. [\u2026]\n<p>Comment donc le crucifi\u00e9 pouvait-il \u00e9chapper momentan\u00e9ment \u00e0 ces crampes et \u00e0 cette asphyxie, pour survivre quelques heures, voire 2 ou 3\u00a0jours\u2009? Cela ne pouvait se faire qu\u2019en soulageant la traction sur les mains, qui semble la cause initiale et d\u00e9terminante de tout le ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n<p>Le corps, apr\u00e8s la crucifixion, s\u2019affaissait et descendait, comme nous le verrons, notablement, en m\u00eame temps que les genoux se fl\u00e9chissaient davantage. Le patient pouvait alors prendre point d\u2019appui sur les pieds fix\u00e9s au stipes, pour remonter tout le corps et ramener les bras, descendus dans l\u2019affaissement autour de 65\u00b0, vers l\u2019horizontale. La traction sur les mains \u00e9tait ainsi fortement r\u00e9duite. Les crampes diminuaient et l\u2019asphyxie disparaissait momentan\u00e9ment, par reprise des mouvements respiratoires&#8230; Puis, la fatigue des membres inf\u00e9rieurs survenait, qui for\u00e7ait le crucifi\u00e9 \u00e0 redescendre et l\u2019asphyxie survenait \u00e0 nouveau. Toute l\u2019agonie se passait donc dans une alternative d\u2019affaissements et de redressements, d\u2019asphyxie et de respiration. Nous en verrons la mat\u00e9rialisation sur le Linceul, dans la double coul\u00e9e sanguine verticale qui sort du trou de la main, avec un \u00e9cartement angulaire de quelques degr\u00e9s. L\u2019une correspond \u00e0 la position d\u2019affaissement et l\u2019autre \u00e0 l\u2019effort de rel\u00e8vement. [\u2026]\n<p>Les bourreaux avaient un moyen s\u00fbr d\u2019achever les crucifi\u00e9s, c\u2019\u00e9tait de leur rompre les jambes. Le moyen \u00e9tait souvent utilis\u00e9 \u00e0 Rome et bien connu. Nous le trouvons dans S\u00e9n\u00e8que et dans Ammien Marcellin. Orig\u00e8ne atteste que cela se faisait \u00ab\u2009<em>suivant la coutume romaine<\/em>\u2009\u00bb. C\u2019\u00e9tait le \u00ab\u2009<em>crurifragium<\/em>\u2009\u00bb. Le mot a \u00e9t\u00e9 peut-\u00eatre invent\u00e9 par Plaute\u00a0: \u00ab\u2009<em>Continuo is me ex Syncerasto Crurifragium fecerit<\/em>\u2009\u00bb, dit l\u2019esclave Syncerastus. \u00ab Il me ferait aussit\u00f4t changer mon nom de Syncerastus en Jambes cass\u00e9es \u00bb (Poenulus,\u00a0 v.\u00a0 886).\u00a0 C\u2019est ce \u00ab\u2009<em>crurifragium<\/em>\u2009\u00bb que les Juifs, press\u00e9s de faire dispara\u00eetre les trois corps avant la nuit, vont demander \u00e0 Pilate\u00a0: \u00ab\u2009<em>Ina kateag\u00f4sin aut\u00f4n ta skel\u00e8, kai arth\u00f4sin <\/em>\u2014 qu\u2019on leur romp\u00eet les jambes et qu\u2019on les enlev\u00e2t\u2009\u00bb (Jn\u00a019,31). [\u2026]\n<p>Ce que nous savons maintenant de la t\u00e9tanie et de l\u2019asphyxie des crucifi\u00e9s jette une lumi\u00e8re aveuglante sur ce proc\u00e9d\u00e9 d\u2019ach\u00e8vement. Les supplici\u00e9s ne pouvaient r\u00e9sister \u00e0 cette asphyxie qu\u2019en se redressant sur l\u2019appui des pieds. Si on leur rompt les jambes, ils sont dans l\u2019impossibilit\u00e9 absolue de se redresser. D\u00e8s lors l\u2019asphyxie les prend tout entiers et d\u00e9finitivement; c\u2019est la mort dans un d\u00e9lai tr\u00e8s court, comme nous l\u2019avons vu. Quant \u00e0 ceux qui avaient le <em>sedile<\/em>, le brisement des jambes devait aussi leur rendre plus difficile le redressement du corps. Mais si on leur mettait le croc entre les cuisses, c\u2019\u00e9tait pour les faire souffrir plus longtemps\u2009; il n\u2019\u00e9tait donc pas question pour eux de <em>crurifragium<\/em>.<\/p>\n<p>Pour J\u00e9sus, nous verrons, en \u00e9tudiant les plaies des mains, les raisons anatomiques qui me font affirmer sa suspension simplement par trois clous, sans aucun autre support.<\/p>\n<p>Disons tout de suite, pour ne pas m\u00e9langer cette \u00e9tude avec celle des plaies, que cette asphyxie est singuli\u00e8rement illustr\u00e9e par les traces qu\u2019elle a laiss\u00e9es sur le Linceul. Ou, pour mieux dire, la t\u00e9tanisation et l\u2019asphyxie, qui sont indubitables pour un m\u00e9decin, prouvent que les empreintes du Linceul sont conformes \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9: ce corps est mort comme un corps crucifi\u00e9.<\/p>\n<p>Nous y voyons en effet les deux grands pectoraux, les plus puissants muscles inspirateurs, en contraction forc\u00e9e, \u00e9largis et remont\u00e9s vers les clavicules et les bras. Toute la cage thoracique est m\u00eame remont\u00e9e et fortement distendue, dans une inspiration maxima. Le creux \u00e9pigastrique (creux de l\u2019estomac) est enfonc\u00e9, d\u00e9prim\u00e9, par cette \u00e9l\u00e9vation et par cette distension en avant et en dehors du thorax\u2009; <em>et non pas par la contraction du diaphragme, <\/em>comme l\u2019\u00e9crit Hynek. Il oublie que le diaphragme, grand muscle inspirateur, lui aussi, tendrait \u00e0 soulever l\u2019\u00e9pigastre, dans une respiration abdominale normale. Avec cette distension et cette \u00e9l\u00e9vation forc\u00e9e des c\u00f4tes, il ne peut que refouler vers le bas la masse abdominale\u2009; et c\u2019est pourquoi l\u2019on voit, au-dessus des mains crois\u00e9es, saillir l\u2019hypogastre, le bas-ventre. On ne voit gu\u00e8re les sternocleidomasto\u00efdiens, autres muscles inspirateurs, cach\u00e9s qu\u2019ils sont par la barbe\u2009; mais la t\u00eate nettement fix\u00e9e en inclinaison ant\u00e9rieure, comme cela doit se faire par leur contracture.<\/p>\n<p>Les longues coul\u00e9es de sang, qui descendent des carpes aux coudes, semblent bien suivre les sillons tr\u00e8s marqu\u00e9s oui s\u00e9parent les longs muscles extenseurs de la main, sur des avant-bras contractur\u00e9s. Les cuisses montrent de fortes saillies musculaires, qui, sur un corps d\u2019ailleurs parfaitement galb\u00e9, \u00e9voquent, elles aussi, la contracture t\u00e9tanique.<\/p>\n<p>Sur la face post\u00e9rieure, la colonne cervicale semble bien inclin\u00e9e en avant, contrairement \u00e0 sa courbure normale, ce qui cadre avec l\u2019image ant\u00e9rieure. D\u2019autre part, la r\u00e9gion lombaire, qui devrait pr\u00e9senter une courbe \u00e0 concavit\u00e9 post\u00e9rieure, la lordose lombaire, appara\u00eet aplatie, avec saillie des apophyses \u00e9pineuses, comme l\u2019a bien vu le Docteur Gedda.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-8077 size-full\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/200px.-plates_3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"308\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/200px.-plates_3.jpg 200w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/200px.-plates_3-195x300.jpg 195w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><strong>Pierre Barbet<\/strong>, <em>La Passion de J\u00e9sus Christ selon le chirurgien<\/em>, M\u00e9diaspaul, Paris, 2011<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"vlp-link-container vlp-layout-basic\"><a href=\"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/la-semaine-sainte\/\" class=\"vlp-link\" title=\"La Semaine Sainte\"><\/a><div class=\"vlp-layout-zone-side\"><div class=\"vlp-block-2 vlp-link-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width: 150px;\" width=\"150\" height=\"178\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/epoux.650px.01.jpg\" class=\"attachment-150x999 size-150x999\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/epoux.650px.01.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/epoux.650px.01-253x300.jpg 253w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/div><\/div><div class=\"vlp-layout-zone-main\"><div class=\"vlp-block-0 vlp-link-title\">La Semaine Sainte<\/div><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"vlp-link-container vlp-layout-basic\"><a href=\"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/2025\/04\/03\/flagellation\/\" class=\"vlp-link\" title=\"Vendredi Saint ou le jour quand les hommes ont tu\u00e9 Dieu - Premi\u00e8re partie: la flagellation\"><\/a><div class=\"vlp-layout-zone-side\"><div class=\"vlp-block-2 vlp-link-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width: 150px;\" width=\"150\" height=\"183\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NicholasOfVerdunKlosterneuburgBiddle.-650px.jpg\" class=\"attachment-150x999 size-150x999\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NicholasOfVerdunKlosterneuburgBiddle.-650px.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NicholasOfVerdunKlosterneuburgBiddle.-650px-246x300.jpg 246w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/div><\/div><div class=\"vlp-layout-zone-main\"><div class=\"vlp-block-0 vlp-link-title\">Vendredi Saint ou le jour quand les hommes ont tu\u00e9 Dieu - Premi\u00e8re partie: la flagellation<\/div><div class=\"vlp-block-1 vlp-link-summary\">&nbsp; La question est de savoir si cette flagellation fut celle qui l\u00e9galement pr\u00e9c\u00e9dait la mise \u00e0 mort, ou si elle a constitu\u00e9 un supplice \u00e0 part. Matthieu et Marc ne permettent pas de r\u00e9soudre ce probl\u00e8me car ils \u00e9crivent\u00a0: \u00ab\u2009Ayant fait flageller J\u00e9sus, il le livra pour \u00eatre crucifi\u00e9\u2009\u00bb (Mt\u00a027,26\u2009; Mc\u00a015,15). <\/div><\/div><\/div>\n<div class=\"vlp-link-container vlp-layout-basic\"><a href=\"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/2025\/04\/17\/crucifixion_01\/\" class=\"vlp-link\" title=\"Vendredi Saint ou le jour quand les hommes ont tu\u00e9 Dieu - Deuxi\u00e8me partie: la crucifixion I\/II\"><\/a><div class=\"vlp-layout-zone-side\"><div class=\"vlp-block-2 vlp-link-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width: 150px;\" width=\"150\" height=\"128\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-Hosios_Loukas_narthex_-_East_wall_left_Crucifixion_04.jpg\" class=\"attachment-150x999 size-150x999\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-Hosios_Loukas_narthex_-_East_wall_left_Crucifixion_04.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-Hosios_Loukas_narthex_-_East_wall_left_Crucifixion_04-300x256.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/div><\/div><div class=\"vlp-layout-zone-main\"><div class=\"vlp-block-0 vlp-link-title\">Vendredi Saint ou le jour quand les hommes ont tu\u00e9 Dieu - Deuxi\u00e8me partie: la crucifixion I\/II<\/div><div class=\"vlp-block-1 vlp-link-summary\">&nbsp; Histoire de la crucifixion &nbsp; Il semble bien que les Grecs, qui avaient la crucifixion en horreur, n\u2019en aient pas us\u00e9 chez eux. <\/div><\/div><\/div>\n<div class=\"vlp-link-container vlp-layout-basic\"><a href=\"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/2025\/04\/17\/suplices\/\" class=\"vlp-link\" title=\"Vendredi Saint ou le jour quand les hommes ont tu\u00e9 Dieu - Troisi\u00e8me partie: les autres suplices\"><\/a><div class=\"vlp-layout-zone-side\"><div class=\"vlp-block-2 vlp-link-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width: 150px;\" width=\"150\" height=\"180\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-moskoscrucdicedet.jpg\" class=\"attachment-150x999 size-150x999\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-moskoscrucdicedet.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/650px.-moskoscrucdicedet-250x300.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/div><\/div><div class=\"vlp-layout-zone-main\"><div class=\"vlp-block-0 vlp-link-title\">Vendredi Saint ou le jour quand les hommes ont tu\u00e9 Dieu - Troisi\u00e8me partie: les autres suplices<\/div><div class=\"vlp-block-1 vlp-link-summary\">Les\u00a0 s\u00e9vices\u00a0 de la nuit et du pr\u00e9toire &nbsp; Surtout entre les deux interrogatoires, o\u00f9 il fut la proie et la ris\u00e9e d\u2019une tourbe inf\u00e2me de valets du temple, \u00ab\u2009ces chiens sanguinaires\u2009\u00bb, comme dit saint Jean\u00a0Chrysostome. <\/div><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; La Croix &nbsp; Hauteur de la Croix Le P\u00e8re Holzmeister pense qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une croix \u00e9lev\u00e9e, \u00ab\u2009sublimis\u2009\u00bb. 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