{"id":2271,"date":"2020-10-22T12:43:22","date_gmt":"2020-10-22T10:43:22","guid":{"rendered":"http:\/\/hesychia.eu\/?p=2271"},"modified":"2020-10-22T12:46:53","modified_gmt":"2020-10-22T10:46:53","slug":"exil-et-persecutions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/2020\/10\/22\/exil-et-persecutions\/","title":{"rendered":"Lettre XIV. \u00c0 Olympiade. Sur son exil et les pers\u00e9cutions"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: center;\">Saint Jean Chrysostome d\u00e9crit ce qui lui est arriv\u00e9 \u00e0 C\u00e9sar\u00e9e<\/h4>\n<p style=\"text-align: center;\">Ecrite \u00e0 Cucuse en 404.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_1383\" style=\"width: 950px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1383\" class=\"size-full wp-image-1383\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Saint-Parasceve-Piatnisa.940px.p148.beta_.jpg\" alt=\"\" width=\"940\" height=\"292\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Saint-Parasceve-Piatnisa.940px.p148.beta_.jpg 940w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Saint-Parasceve-Piatnisa.940px.p148.beta_-300x93.jpg 300w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Saint-Parasceve-Piatnisa.940px.p148.beta_-768x239.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px\" \/><p id=\"caption-attachment-1383\" class=\"wp-caption-text\">Saint Parasceve Piatnisa, saint Gr\u00e9goire le Th\u00e9ologien, saint Jean Chrysostome et saint Basile le Grand, XVIe si\u00e8cle. D\u00e9tail<\/p><\/div>\n<h4><\/h4>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><em>j&rsquo;expie mes fautes en traversant toutes ces \u00e9preuves, qui se succ\u00e8dent sans rel\u00e2che et me sont suscit\u00e9es par ceux que j&rsquo;en aurais le moins crus capables<\/em><\/h4>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1. Pourquoi pleurer? Pourquoi vous attrister? pourquoi vous infliger un supplice que vos ennemis eux-m\u00eames n&rsquo;ont pu vous faire subir? Le chagrin continue \u00e0 tyranniser votre \u00e2me, t\u00e9moin cette lettre que Patricius nous a remise et qui nous d\u00e9voile les blessures de votre c\u0153ur. Ce qui m&rsquo;afflige, ce qui me tourmente , c&rsquo;est de vous voir chercher de tous c\u00f4t\u00e9s des sujets de douleur, quand vous devriez faire tous vos efforts pour calmer votre chagrin. Vous allez jusqu&rsquo;\u00e0 vous forger des illusions (ne me l&rsquo;avez-vous pas dit ?) sans aucune raison, sans aucun motif, vous faites \u00e0 votre \u00e2me des blessures qui lui sont tr\u00e8s-funestes. A quoi bort vous tourmenter de n&rsquo;avoir pu nous faire sortir de Cucuse? N&rsquo;avez-vous pas fait tout ce qui vous a \u00e9t\u00e9 possible? n&rsquo;avez-vous pas tout remu\u00e9, tout essay\u00e9? Si vous n&rsquo;avez pu r\u00e9ussir, est-ce une raison de vous affliger ? Peut-\u00eatre Dieu a-t-il voulu rouvrir devant nous une carri\u00e8re plus longue \u00e0 parcourir, pour nous donner lieu de m\u00e9riter une couronne plus glorieuse: Pourquoi donc vous attrister de ce qui fait n\u00f4tre gloire? Il faudrait au contraire vous r\u00e9jouir, et tressaillir d&rsquo;all\u00e9gresse, vous couronner de fleurs, puisque la divine mis\u00e9ricorde nous r\u00e9compense bien au-del\u00e0 de nos m\u00e9rites.<\/p>\n<p>Mais c&rsquo;est la solitude o\u00f9 nous sommes qui vous cause du chagrin. \u2014 En v\u00e9rit\u00e9, qu&rsquo;y a-t-il de plus agr\u00e9able que le s\u00e9jour de Cucuse? C&rsquo;est une solitude profonde, une tranquillit\u00e9, un repos continuel; nous nous y portons \u00e0 merveille. La ville, il est vrai, n&rsquo;a point de march\u00e9; on n&rsquo;y vend, on n&rsquo;y ach\u00e8te rien. Mais qu&rsquo;importe ? Tout m&rsquo;arrive en abondance, comme d&rsquo;une source f\u00e9conde. L&rsquo;\u00e9v\u00eaque de cette ville et Dioscore semblent n&rsquo;avoir d&rsquo;autre occupation que de me soulager. L&rsquo;excellent Patricius vous dira notre bonne humeur, notre joie, les soins dont nous sommes entour\u00e9. Voil\u00e0 pour Cucuse.<\/p>\n<p>Si vous vous d\u00e9solez de ce qui nous est arriv\u00e9 \u00e0 C\u00e9sar\u00e9e, vous avez tort aussi. Car l\u00e0 encore nous avons remport\u00e9 de brillantes couronnes; on nous loue, on nous vante, on nous admire jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;enthousiasme, depuis que nous avons \u00e9t\u00e9 accabl\u00e9 d&rsquo;outrages et chass\u00e9 de cette ville. Mais je vous en prie, ne le dites \u00e0 personne, bien que le bruit s&rsquo;en r\u00e9pande de toute part. Paeanius m&rsquo;a fait savoir qu&rsquo;il y a ici des pr\u00eatres de Phar\u00e9trices, qui se disent en communion avec nous, qui pr\u00e9tendent n&rsquo;avoir rien de commun avec nos ennemis, et n&rsquo;avoir jamais eu avec eux aucune esp\u00e8ce de relations. C&rsquo;est pour ne pas les troubler, que je vous prie de ne rien dire; car on nous a fait subir les plus cruels traitements. N&rsquo;euss\u00e9-je rien endur\u00e9 auparavant, il suffisait bien de ces outrages pour obtenir des palmes glorieuses, tant j&rsquo;ai couru de dangers. Sachez donc garder le silence; je vais tout vous raconter en peu de mots, non pour vous affliger, mais au contraire pour vous r\u00e9jouir. Tout cela est une occasion de profit pour moi; c&rsquo;est l\u00e0 ma richesse; j&rsquo;expie mes fautes en traversant toutes ces \u00e9preuves, qui se succ\u00e8dent sans rel\u00e2che et me sont suscit\u00e9es par ceux que j&rsquo;en aurais le moins crus capables. Nous \u00e9tions sur le point de passer en Cappadoce; nous \u00e9tions d\u00e9livr\u00e9 de ce Galate, qui n&rsquo;avait pas craint de nous menacer de mort, lorsque pendant le voyage nous rencontr\u00e2mes nombre de gens qui nous dirent: \u00ab Phar\u00e9trius vous attend, il est sans cesse en route, tant il craint de ne pas vous rencontrer; il veut \u00e0 toute force vous voir, vous embrasser, vous t\u00e9moigner son affection; il a mis en mouvement tous les monast\u00e8res, soit d&rsquo;hommes, soit de femmes. \u00bb Je me gardai bien d&rsquo;en rien croire; je me figurais pr\u00e9cis\u00e9ment tout le contraire, sans en rien dire toutefois \u00e0 ceux qui m&rsquo;exprimaient ces d\u00e9sirs de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_991\" style=\"width: 296px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-991\" class=\"size-full wp-image-991\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.012.jpg\" alt=\"\" width=\"286\" height=\"386\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.012.jpg 286w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.012-222x300.jpg 222w\" sizes=\"auto, (max-width: 286px) 100vw, 286px\" \/><p id=\"caption-attachment-991\" class=\"wp-caption-text\">\u0395\u03bb\u03b1\u03c3\u03c3\u03cc\u03bd\u03b1. \u00c9glise le la Sainte M\u00e8re de Dieu, Olympiotissa. Saint Jean Baptiste, d\u00e9tail<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><em>Voil\u00e0 que vers le matin, une cohorte de moines (je ne trouve pas d&rsquo;autre nom pour exprimer leur fureur), se pr\u00e9cipit\u00e8rent sur la maison o\u00f9 nous r\u00e9sidions, nous mena\u00e7ant de la livrer aux flammes et de nous faire mourir, si nous ne partions au plus vite.<\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2. Enfin je suis arriv\u00e9 \u00e0 C\u00e9sar\u00e9e, accabl\u00e9 de fatigues, affreusement amaigri, d\u00e9vor\u00e9 par les ardeurs de la fi\u00e8vre, succombant de faiblesse, \u00e9prouvant en un mot les plus vives souffrances. J&rsquo;ai trouv\u00e9 un logement \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de la ville, et je me suis h\u00e2t\u00e9 de voir les m\u00e9decins, pour \u00e9teindre cette fournaise qui me br\u00fblait; c&rsquo;\u00e9tait la fi\u00e8vre tierce dont je souffrais. Joignez \u00e0 cette maladie la mis\u00e8re, les fatigues du voyage, l&rsquo;accablement, le manque de soins, la privation des choses les plus n\u00e9cessaires. En outre il n&rsquo;y avait l\u00e0 aucun m\u00e9decin, j&rsquo;\u00e9tais \u00e9puis\u00e9 de lassitude; la chaleur, les veilles m&rsquo;avaient abattu, et enfin je suis arriv\u00e9 presque mort \u00e0 C\u00e9sar\u00e9e. Alors je me vis entour\u00e9 du clerg\u00e9, du peuple, des moines, des religieuses, des m\u00e9decins; et tous s&#8217;empress\u00e8rent de me soigner, de me servir, de me fournir tout ce dont je pouvais avoir besoin. N\u00e9anmoins d\u00e9vor\u00e9 par cette fi\u00e8vre br\u00fblante, j&rsquo;\u00e9tais en danger de mort. Peu \u00e0 peu la maladie se calma et disparut. Cependant je ne voyais pas Phar\u00e9trius; c&rsquo;est qu&rsquo;il attendait mon d\u00e9part, je ne sais pourquoi. Quand je me sentis \u00e0 peu pr\u00e8s gu\u00e9ri, je songeai \u00e0 quitter C\u00e9sar\u00e9e, pour me rendre \u00e0 Cucuse, et me reposer un peu des fatigues de la route. Nous en \u00e9tions l\u00e0, quand on nous annon\u00e7a qu&rsquo;une immense multitude d&rsquo;Isauriens ravageaient les environs de C\u00e9sar\u00e9e, qu&rsquo;ils avaient r\u00e9duit en cendres un bourg consid\u00e9rable, qu&rsquo;en un mot ils se livraient aux derniers exc\u00e8s. Aussit\u00f4t le tribun marcha sur eux avec ses soldats. On craignait qu&rsquo;ils ne vinssent attaquer C\u00e9sar\u00e9e elle-m\u00eame; tous \u00e9taient saisis de terreur \u00e0 la pens\u00e9e des dangers que courait leur patrie. Les vieillards m\u00eames se tenaient tout arm\u00e9s sur les murailles.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 que vers le matin, une cohorte de moines (je ne trouve pas d&rsquo;autre nom pour exprimer leur fureur), se pr\u00e9cipit\u00e8rent sur la maison o\u00f9 nous r\u00e9sidions, nous mena\u00e7ant de la livrer aux flammes et de nous faire mourir, si nous ne partions au plus vite. Ni l&rsquo;approche des Isauriens, ni la pens\u00e9e de la maladie qui nous accablait, rien ne put les adoucir; telle \u00e9tait leur col\u00e8re, telle \u00e9tait leur fureur, que les soldats eux-m\u00eames \u00e9taient effray\u00e9s. Ils les mena\u00e7aient de se jeter sur eux, et ils se vantaient d&rsquo;avoir d\u00e9j\u00e0 accabl\u00e9 de coups bon nombre de pr\u00e9toriens. Ainsi menac\u00e9s, les soldats vinrent nous trouver, nous pri\u00e8rent et nous suppli\u00e8rent de les d\u00e9livrer de ces monstres, dussions-nous tomber entre les mains des Isauriens. Le pr\u00e9fet, averti de ce qui se passait, arriva lui-m\u00eame pour nous porter secours. Ses pri\u00e8res ne touch\u00e8rent pas les moines, et il ne put non plus rien obtenir. Apr\u00e8s ces vains efforts, il n&rsquo;osait nous conseiller de sortir; car c&rsquo;\u00e9tait nous envoyer \u00e0 une mort certaine , il n&rsquo;osait non plus nous conseiller de rester, vu la fureur des moines. Il fit donc prier Phar\u00e9trius de nous accorder quelques jours en consid\u00e9ration de notre maladie et des dangers que nous cou. rions. Cette d\u00e9marche n&rsquo;eut pas plus de succ\u00e8s. Au contraire le lendemain les moines revinrent \u00e0 la charge avec plus de violence encore; et pas un pr\u00eatre n&rsquo;osait r\u00e9sister et nous secourir; mais rougissant de honte (car tout cela, disaient-ils, se faisait par ordre de Phar\u00e9trius), ils se tenaient cach\u00e9s; et quand nous les mandions, ils n&rsquo;ob\u00e9issaient pas.<\/p>\n<p>A quoi bon vous en dire davantage? Environn\u00e9 de tant de p\u00e9rils, ayant la mort devant moi, d\u00e9vor\u00e9 par la fi\u00e8vre (car je n&rsquo;\u00e9tais pas encore gu\u00e9ri), sur le midi, je me jetai dans une liti\u00e8re, et on m&#8217;emporta, au milieu des g\u00e9missements, des lamentations du peuple entier qui maudissait l&rsquo;auteur de ces violences; tous poussaient des sanglots et versaient des larmes. Quand je fus sorti de la ville, quelques clercs en sortirent aussi sans rien dire, et m&rsquo;accompagn\u00e8rent en se lamentant. Plusieurs disaient : Pourquoi l&#8217;emmener ainsi \u00e0 une mort certaine ? Un de ceux qui m&rsquo;aimaient le plus tendrement me disait : \u00ab <em>Partez, je vous en prie; tombez plut\u00f4t aux mains des Isauriens que de rester ici. Partout o\u00f9 vous irez, vous serez en s\u00fbret\u00e9, si vous pouvez vous tirer de nos mains.<\/em> \u00bb Entendant tout cela, et t\u00e9moin de tout ce qui se passait, une vertueuse dame, S\u00e9leucie, l&rsquo;\u00e9pouse de Rufin (il n&rsquo;est pas de bons offices qu&rsquo;elle ne nous ait rendus), me pria d&rsquo;accepter l&rsquo;offre qu&rsquo;elle me faisait de sa maison de campagne, situ\u00e9e \u00e0 cinq milles de C\u00e9sar\u00e9e; elle y envoya un certain nombre d&rsquo;hommes, et nous nous y rend\u00eemes nous-m\u00eame.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_985\" style=\"width: 468px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-985\" class=\"size-full wp-image-985\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.007.650px.jpg\" alt=\"\" width=\"458\" height=\"650\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.007.650px.jpg 458w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.007.650px-211x300.jpg 211w\" sizes=\"auto, (max-width: 458px) 100vw, 458px\" \/><p id=\"caption-attachment-985\" class=\"wp-caption-text\">Sina\u00ef. Le monast\u00e8re de sainte Catherine. L\u2019Archange Gabriel<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><em>Les chemins \u00e9taient si difficiles, les montagnes si rudes \u00e0 gravir, la nuit si profonde, que j&rsquo;avan\u00e7ais \u00e0 peine.<\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>3. Mais l\u00e0 ne devaient pas s&rsquo;arr\u00eater les men\u00e9es de nos ennemis. D\u00e8s que Phar\u00e9trius en fut averti, il lui fit toute sorte de menaces. Moi ; j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 sa maison de campagne sans me douter de quoi que ce f\u00fbt. Elle vint me voir, sans rien me dire; mais elle informa son intendant du danger que je courais, et lui enjoignit de veiller \u00e0 tous mes besoins, et dans le cas o\u00f9 les moines viendraient renouveler leurs outrages, de r\u00e9unir les laboureurs de ses autres maisons de campagne , et d&rsquo;en venir aux mains avec les moines. Bien plus elle m&rsquo;invitait \u00e0 me r\u00e9fugier dans sa maison , qui \u00e9tait fortifi\u00e9e et inexpugnable, et de me soustraire ainsi aux mains de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque et des moines. Mais elle ne put m&rsquo;y d\u00e9terminer. Je restai \u00e0 la campagne sans rien savoir de ce que l&rsquo;on pr\u00e9parait ensuite contre moi. Mais cela ne suff\u00eet pas pour apaiser leur fureur.<\/p>\n<p>Au milieu de la nuit, sans que je pusse m&rsquo;y attendre ( Phar\u00e9trius l&rsquo;accablait de ses menaces, voulant la contraindre \u00e0 me chasser de sa maison de campagne), cette femme, \u00e0 bout de patience, m&rsquo;annon\u00e7a que les barbares arrivaient; elle n&rsquo;osait avouer la contrainte qu&rsquo;elle subissait. Donc au milieu de la nuit, le pr\u00eatre Ev\u00e9thius vint me trouver, me r\u00e9veilla et se prit \u00e0 crier: \u00ab <em>Levez-vous, je vous prie, voici les barbares; ils sont tout pr\u00e8s d\u2019ici.<\/em> \u00bb Je vous laisse \u00e0 penser qu\u2019elle fut alors mon \u00e9motion. Que faut-il faire ? lui demandai-je ; nous ne pouvons retourner dans la ville , o\u00f9 nous courrions plus de dangers qu&rsquo;ici au milieu des barbares. Le seul parti \u00e0 prendre, c&rsquo;est de fuir. Il \u00e9tait minuit, pas de lune; mais au contraire partout d&rsquo;\u00e9paisses t\u00e9n\u00e8bres; et nous voici de nouveau dans un \u00e9trange embarras. Personne pour nous venir en aide. Tous nous avaient abandonn\u00e9. Saisi de crainte, n&rsquo;attendant que la mort, accabl\u00e9 de toute sorte de maux, je me levai et je fis allumer des torches. Mais le pr\u00eatre les fit \u00e9teindre, de peur qu&rsquo;attir\u00e9s par cette lumi\u00e8re, les barbares ne se pr\u00e9cipitassent sur la maison. On \u00e9teignit donc les torches; et nous part\u00eemes.<\/p>\n<p>Le chemin \u00e9tait escarp\u00e9 et pierreux. Le mulet qui portait notre liti\u00e8re, tomba sur ses genoux, me renversa avec la liti\u00e8re, et peu s&rsquo;en fallut que je ne p\u00e9risse. Je me relevai et m&rsquo;acheminai p\u00e9niblement. Le pr\u00eatre Ev\u00e9thius, qui \u00e9tait descendu de cheval, me prit par la main: et ainsi conduit, ou plut\u00f4t tra\u00een\u00e9, je continuai ma route. Les chemins \u00e9taient si difficiles, les montagnes si rudes \u00e0 gravir, la nuit si profonde, que j&rsquo;avan\u00e7ais \u00e0 peine. Songez \u00e0 ce que je dus souffrir, accabl\u00e9 que j&rsquo;\u00e9tais de tant de maux, en proie \u00e0 la fi\u00e8vre, ne sachant rien de ce que l&rsquo;on avait ourdi contre moi, ne craignant, ne redoutant que les barbares, et m&rsquo;attendant bien \u00e0 tomber dans leurs mains. N&rsquo;euss\u00e9-je jamais rien souffert auparavant, n&rsquo;\u00e9tait-ce pas assez souffrir, je vous le demande, pour expier mes p\u00e9ch\u00e9s et pour obtenir une gloire brillante ? Or voici, je crois, la cause de toutes ces souffrances. A mon arriv\u00e9e \u00e0 C\u00e9sar\u00e9e, tous les magistrats, les anciens vicaires ou pr\u00e9sidents devenus sophistes, les anciens tribuns, les gens du peuple venaient me voir, m&rsquo;assistaient, ne me perdaient pas de vue un seul instant. Phar\u00e9trius, je crois, en fut bless\u00e9; et cette jalousie qui nous a fait chasser de Constantinople, continue jusqu&rsquo;en ces lieux \u00e0 s&rsquo;acharner contre nous. Je n&rsquo;affirme rien cependant; c&rsquo;est une simple conjecture de ma part. Et qui pourrait dire tout ce que nous e\u00fbmes \u00e0 souffrir durant le voyage? Que de frayeurs ! que de p\u00e9rils ! Tous les jours ils me reviennent \u00e0 l&rsquo;esprit, ils s&rsquo;offrent \u00e0 mon souvenir pour me combler de joie et me faire tressaillir de bonheur. N&rsquo;est-ce pas comme un magnifique tr\u00e9sor que je poss\u00e8de maintenant? Voil\u00e0 mes sentiments et mes dispositions. Je vous invite donc, \u00e0. vous en r\u00e9jouir avec moi; oui, je vous invite \u00e0 bondir de joie, et \u00e0 b\u00e9nir le. Seigneur de nous avoir jug\u00e9 digne de, tant de souffrances. Mais gardez pour vous tous ces d\u00e9tails et ne les dites \u00e0 personne, bien que les soldats puissent les r\u00e9pandre dans la ville : car, eux aussi, ils ont couru risque de perdre la vie.<\/p>\n<div id=\"attachment_988\" style=\"width: 303px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-988\" class=\"size-full wp-image-988\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.009.jpg\" alt=\"\" width=\"293\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.009.jpg 293w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.009-176x300.jpg 176w\" sizes=\"auto, (max-width: 293px) 100vw, 293px\" \/><p id=\"caption-attachment-988\" class=\"wp-caption-text\">Mont Athos, le monast\u00e8re de Vatopaidi ( \u0399. \u039c. \u0392\u03b1\u03c4\u03bf\u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03af\u03bf\u03c5). Saint George<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><em>Je suis beaucoup plus tranquille ici qu&rsquo;\u00e0 C\u00e9sar\u00e9e. Il est peu de gens que je redoute autant que les \u00e9v\u00eaques.<\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>4. Au reste, que personne ne les sache par vous; t\u00e2chez m\u00eame d&rsquo;imposer silence \u00e0 ceux qui les voudraient raconter. Si vous vous affligez des cons\u00e9quences de tant de souffrances, sachez bien que maintenant tout est fini, que je me porte beaucoup mieux qu&rsquo;\u00e0 C\u00e9sar\u00e9e. Ne craignez pas que je souffre du froid. On nous a pr\u00e9par\u00e9 une demeure fort commode, et Dioscore ne n\u00e9glige rien pour que nous ne sentions pas la moindre fra\u00eecheur. A en juger par le d\u00e9but, ce climat ressemble \u00e0 celui de l&rsquo;Orient, tout autant que celui d&rsquo;Antioche. C&rsquo;est la m\u00eame chaleur, la m\u00eame temp\u00e9rature. Vous m&rsquo;avez fait beaucoup de peine en me disant: \u00ab <em>Peut-\u00eatre \u00eates-vous f\u00e2ch\u00e9<\/em> \u00bb, et \u00ab <em>trouvez-vous que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 n\u00e9gligente<\/em> \u00bb \u2014 Ne vous ai-je pas \u00e9crit, il y a longtemps d\u00e9j\u00e0, pour vous prier de ne pas me faire sortir d&rsquo;ici ? Je pouvais m&rsquo;imaginer qu&rsquo;il vous faudrait tout un discours et une peine infinie pour vous justifier au sujet d&rsquo;une telle parole. Peut-\u00eatre vous en \u00eates-vous en partie justifi\u00e9e en disant : \u00ab <em>Chaque fois que j&rsquo;y songe, je sens s&rsquo;accro\u00eetre \u00e0 mes douleurs.<\/em> \u00bb Je ne puis, \u00e0 mon tour, m&#8217;emp\u00eacher de vous reprocher bien vivement d&rsquo;entretenir \u00e0 dessein votre chagrin par vos r\u00e9flexions. Au lieu de faire tous vos efforts pour dissiper votre affliction, vous secondez les vues du d\u00e9mon, en d\u00e9veloppant en vous le d\u00e9couragement et la tristesse. Oubliez-vous tout ce qu&rsquo;il y a de f\u00e2cheux dans la tristesse? N&rsquo;ayez plus aucune crainte au sujet des Isauriens : ils se sont retir\u00e9s dans leur pays; et le pr\u00e9fet n&rsquo;a rien n\u00e9glig\u00e9 pour les y contraindre. Je suis beaucoup plus tranquille ici qu&rsquo;\u00e0 C\u00e9sar\u00e9e. Il est peu de gens que je redoute autant que les \u00e9v\u00eaques. Quant aux Isauriens, rassurez-vous. Ils ont disparu, l&rsquo;hiver les force \u00e0 se tenir chez eux; peut-\u00eatre reviendront-ils apr\u00e8s la Pentec\u00f4te.<\/p>\n<p>Comment se fait-il que vous ne receviez pas de lettre? Je vous ai envoy\u00e9 trois lettres, la premi\u00e8re, par les soldats, la seconde, par Antoine, et la troisi\u00e8me par Anatole, votre serviteur, toutes trois fort longues. Les deux derni\u00e8res surtout sont bien propres \u00e0 relever le courage, \u00e0 taire cesser tout scandale, \u00e0 rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e2me une parfaite tranquillit\u00e9. Quand donc vous les aurez re\u00e7ues, ne vous lassez point de les lire; vous en verrez l&rsquo;efficacit\u00e9, vous y trouverez un rem\u00e8de salutaire et vous nous direz que vous en avez retir\u00e9 de grands avantages. J&rsquo;en avais \u00e9crit une troisi\u00e8me sur le m\u00eame sujet, que je n&rsquo;ai pas voulu vous envoyer tout de suite; je souffre trop de vous entendre dire que vous entassez les r\u00e9flexions p\u00e9nibles, que vous vous forgez mille chim\u00e8res. Tout cela est indigne de vous, et je ne puis moi-m\u00eame qu&rsquo;en rougir de honte. Lisez donc ces lettres, et vous n&rsquo;oserez plus tenir ce langage, quand m\u00eame vous vous obstineriez \u00e0 vous plonger dans la tristesse. Pour ce que vous me dites de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque H\u00e9raclide, libre \u00e0 lui, s&rsquo;il le veut, de poursuivre devant les tribunaux, et de sortir ainsi de ses ennuis : il n&rsquo;y a que ce moyen&#8230; Bien que je n&rsquo;obtinsse aucun r\u00e9sultat, j&rsquo;ai pri\u00e9 Pentadia de faire en sorte de trouver quelque rem\u00e8de au mal. Vous me dites que c&rsquo;est sur l&rsquo;ordre de cet \u00e9v\u00eaque, que vous avez os\u00e9 m&rsquo;avertir de ces calamit\u00e9s. Vous \u00eates vraiment bien hardie. Je n&rsquo;ai jamais cess\u00e9, je ne cesserai jamais de dire que le seul mal, c&rsquo;est le p\u00e9ch\u00e9; tout le reste n&rsquo;est que cendre et fum\u00e9e. Est-ce un mal que d&rsquo;\u00eatre en prison, que d&rsquo;\u00eatre charg\u00e9 de cha\u00eenes&rsquo;? Est-ce un mal que de souffrir, puisque la souffrance am\u00e8ne tant de richesses? Est-ce un mal que l&rsquo;exil, que la confiscation des biens? Ce sont des noms moins vides de sens, des noms qui ne d\u00e9signent pas un malheur r\u00e9el. La mort, c&rsquo;est une dette qu&rsquo;il faut payer \u00e0 la nature, quand m\u00eame personne ne nous fera mourir; l&rsquo;exil, qu&rsquo;est-ce autre chose que voir d&rsquo;autres pays et visiter un grand nombre de villes? La confiscation des biens, c&rsquo;est la libert\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_983\" style=\"width: 295px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-983\" class=\"size-full wp-image-983\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.005.jpg\" alt=\"\" width=\"285\" height=\"320\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.005.jpg 285w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/001.005-267x300.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 285px) 100vw, 285px\" \/><p id=\"caption-attachment-983\" class=\"wp-caption-text\">Mileseva. Les myrrhophores, d\u00e9tail<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><em>Il y a deux choses que je redoute et que je prie Dieu d&#8217;emp\u00eacher.<\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>5. Ne vous lassez point d&rsquo;entourer de vos bons offices l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Maruthas, pour le tirer de l&rsquo;ab\u00eeme, si vous le pouvez. Car j&rsquo;ai bien besoin de lui pour les affaires de Perse. T\u00e2chez d&rsquo;apprendre de lui ce qu&rsquo;il a pu r\u00e9former dans ce pays, le motif qui l&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 Constantinople, et dites-nous aussi si vous lui avez remis les deux lettres que je vous ai envoy\u00e9es \u00e0 son adresse. S&rsquo;il veut bien m&rsquo;\u00e9crire, je lui r\u00e9pondrai. S&rsquo;il ne le veut pas, priez-le de vous (lire les r\u00e9sultats qu&rsquo;il a obtenus et ceux qu&rsquo;il esp\u00e8re obtenir \u00e0 son retour. C&rsquo;est l\u00e0 ce qui me faisait tant d\u00e9sirer de le voir. Faites-en un mot tout ce que vous pourrez, remplissez votre devoir, quoique tous se jettent t\u00eate baiss\u00e9e dans l&rsquo;ab\u00eeme. Car vous recevrez une r\u00e9compense magnifique. Soyez donc \u00e0 son \u00e9gard aussi empress\u00e9e que possible. N&rsquo;oubliez pas non plus ce que je vais dire; je fais appel \u00e0 votre z\u00e8le. Les moines Marses et Goths, chez qui l&rsquo;\u00e9v\u00eaque S\u00e9rapion se tenait cach\u00e9, m&rsquo;ont dit avoir vu le diacre Moduarius : il leur a appris la mort d&rsquo;Unilas, cet \u00e9v\u00eaque admirable que j&rsquo;ai ordonn\u00e9 il n&rsquo;y a pas longtemps, et que j&rsquo;ai envoy\u00e9 dans le pays des Goths. Il a fait beaucoup de bien durant son \u00e9piscopat. Moduarius apporte une lettre du roi des Goths, qui demande un autre \u00e9v\u00eaque. Au malheur dont nous sommes menac\u00e9s, je ne vois d&rsquo;autre rem\u00e8de que les d\u00e9lais. Ils ne peuvent maintenant gagner le Bosphore, ni se rendre dans cette contr\u00e9e; et faites en sorte de les retenir en all\u00e9guant la mauvaise saison. Ne n\u00e9gligez rien pour cela : j&rsquo;y attache la plus grande importance. Il y a deux choses que je redoute et que je prie Dieu d&#8217;emp\u00eacher. Je ne voudrais pas que cet \u00e9v\u00eaque f\u00fbt ordonn\u00e9 par les auteurs de tant de maux ; ils n&rsquo;ont aucun pouvoir pour cela; je ne voudrais pas non plus que l&rsquo;on pr\u00eet le premier venu. Vous savez bien qu&rsquo;ils ne s&#8217;empresseront pas de choisir un homme de bien; et vous n&rsquo;ignorez pas quelles seront les cons\u00e9quences de leur choix.<\/p>\n<p>Mettez donc tout votre z\u00e8le \u00e0 pr\u00e9venir un pareil malheur. Ce qu&rsquo;il y aurait de mieux, ce serait que Moduarius p\u00fbt venir en secret et sans bruit jusqu&rsquo;\u00e0 nous. S&rsquo;il ne le peut, faites tout ce qu&rsquo;il sera possible de faire. Il en est des soins \u00e0 donner \u00e0 une affaire, comme d&rsquo;une offrande p\u00e9cuniaire. Rappelez-vous cette veuve de l&rsquo;\u00c9vangile. Elle donna deux oboles, et en cela, elle se montra plus g\u00e9n\u00e9reuse que d&rsquo;autres qui avaient offert des sommes consid\u00e9rables. Car elle avait donn\u00e9 tout ce qu&rsquo;elle poss\u00e9dait. De m\u00eame ceux qui donnent \u00e0 une affaire tous les soins dont ils sont capables, n&rsquo;ont rien \u00e0 se reprocher et m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre pleinement r\u00e9compens\u00e9s. Je remercie du fond du c\u0153ur l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Hilaire. Il m&rsquo;a \u00e9crit pour me demander de lui permettre de retourner dans son \u00e9glise, me promettant de revenir, aussit\u00f4t qu&rsquo;il aurait tout arrang\u00e9. Sa pr\u00e9sence nous est fort utile. Car c&rsquo;est un homme rempli de pi\u00e9t\u00e9, de constance et de z\u00e8le. Aussi l&rsquo;ai-je exhort\u00e9 \u00e0 revenir promptement. Faites-lui donc tenir, d\u00e8s que vous pourrez, et par une personne de confiance, la lettre que nous lui \u00e9crivons; prenez bien garde qu&rsquo;elle ne se perde. Il nous supplie avec beaucoup d&rsquo;instance de lui \u00e9crire, et d&rsquo;ailleurs sa pr\u00e9sence nous offre de grands avantages. Ayez donc bien soin de cette lettre; et si vous n&rsquo;avez pas sous la main le pr\u00eatre Helladius, ne la confiez qu&rsquo;\u00e0 un homme prudent et de t\u00eate.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Saint Jean Chrysostome<\/strong>, <em>Lettre XIV. \u00c0 Olympiade<\/em>.<em>\u0152uvres compl\u00e8tes<\/em> traduites sous la direction de M. Jeanin, Tome IV, p. 441-5, Sueur-Charruey, Imprimeur-Libraire-Editeur, Arras, 1887<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Version \u00e9lectronique sur le site de la <a href=\"https:\/\/www.bibliotheque-monastique.ch\/bibliotheque\/bibliotheque\/saints\/chrysostome\/tome4\/lettres\/olympiade\/olympiade008.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">biblioth\u00e8que de l&rsquo;Abbaye Saint Beno\u00eet<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<div class=\"vlp-link-container vlp-layout-basic\"><a href=\"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/a-propos-de-la-position-de-leglise-face-au-pouvoir-seculier\/\" class=\"vlp-link\" title=\"\u00c0 propos de la position de l\u2019\u00c9glise face au pouvoir s\u00e9culier\"><\/a><div class=\"vlp-layout-zone-side\"><div class=\"vlp-block-2 vlp-link-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width: 150px;\" width=\"150\" height=\"195\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/jugement-dernier.650px.p202.jpg\" class=\"attachment-150x999 size-150x999\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/jugement-dernier.650px.p202.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/jugement-dernier.650px.p202-230x300.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/div><\/div><div class=\"vlp-layout-zone-main\"><div class=\"vlp-block-0 vlp-link-title\">\u00c0 propos de la position de l\u2019\u00c9glise face au pouvoir s\u00e9culier<\/div><div class=\"vlp-block-1 vlp-link-summary\">&nbsp; P\u00e8re Justin (Popovitch) de Tch\u00e9li\u00e9 &nbsp; \u00ab\u2009Il faut ob\u00e9ir \u00e0 Dieu plut\u00f4t qu\u2019aux hommes\u2009\u00bb [Actes V : 29]&hellip;<\/div><\/div><\/div>\n<div class=\"vlp-link-container vlp-layout-basic\"><a href=\"https:\/\/hesychia.eu\/index.php\/chrysostome\/\" class=\"vlp-link\" title=\"Saint Jean Chrysostome [ \u2020407 ]\"><\/a><div class=\"vlp-layout-zone-side\"><div class=\"vlp-block-2 vlp-link-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width: 150px;\" width=\"150\" height=\"182\" src=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/web.650px.01.jpg\" class=\"attachment-150x999 size-150x999\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/web.650px.01.jpg 650w, https:\/\/hesychia.eu\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/web.650px.01-247x300.jpg 247w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/div><\/div><div class=\"vlp-layout-zone-main\"><div class=\"vlp-block-0 vlp-link-title\">Saint Jean Chrysostome [ \u2020407 ]<\/div><div class=\"vlp-block-1 vlp-link-summary\">&nbsp; 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